Et voilà. Ça fait un an aujourd'hui jour pour jour que j'ai quitté Albi et la France. Après un long trajet à travers l'Espagne et une longue traversée sur l'Atlantique, je suis arrivé sur ce caillou qu'est l'île de La Palma.
Un an de découvertes, de connaissances, d'essaies, d'apprentissages, de régals mais aussi de moments pas toujours simple à gérer. Des moments ou la famille et les collègues manquent mais ça fait aussi parti de l'histoire. Des moments de joie et de bonheur et des instants un peu plus triste et/ou nostalgique. Mais je continue ici car je me plais. En janvier dernier j'ai donc rempilé pour une année de plus mais sans oublier de venir faire un tour sur mes racines.
Merci à vous tous pour vos messages. Vous avez toujours le droit d'en laisser. Ça fait toujours très plaisir. Le blog va continuer de vivre. Je ne compte pas l'arrêter donc allez y lachez vous.
Bisounettes à tous
mardi 31 mars 2009
mardi 3 mars 2009
Carnaval

Chaque année, en cette période de février, vient s'offrir sur le calendrier la période de carnaval. Ici c'est un moment très important. C'est vacances scolaires (les seules entre Noël et Pâques) et le mardi est férié. Il y a donc des horaires un spéciaux dans les boutiques à ce moment de l'année. C'est la grosse fête. Alors commençons dans l'ordre. Le premier samedi ouvre les festivités avec une "verbena" (bal). Beaucoup de monde en ville te dans la rue. La majeure partie des gens est déguisé. Toutes sortes de costumes sont de sortie. Les ryhtmes latinos vont bon train et tout le monde s'éclate.
La journées du lundi va offrir, peut être, la plus belle tranche. C'est la fiesta de Los Indianos à Santa Cruz. Les gens viennent de partout. Toutes les communes et villages ont mis des bus à disposition afin de réunir le maximum de monde. Ça vient même des autres îles de l'archipel et quelques courageux arrivent de la péninsule. C'est une fête Palmera typique. À l'occasion de cette journée, la population de Santa Cruz passe de casi 20 000habitants à 50 000 à 65 000. Les rues sont noires de monde et c'est un envahissement total. Pas de circulation bien sur. Le principe de cette fête est de se remémorer le passé et les échanges avec Cuba et le Vénézuela. Toute une génération de Canarien sont partis pour Cuba afin d'y faire quelques sous car les Canaris étaient relativement pauvre. Certains ont réussi et d'autres un peu moins voire pas du tout. Ils sont rentrés du Cuba avec l'argent et ce qui va avec (beau costume, toilette impeccable, bijoux...). C'est pourquoi la tenue pour Los Indianos est le blanc. Tous sont habillé en blanc avec un chapeau et des billets qui dépassent de la poche sur le coeur. La tradition veut que l'on se jette du talc. Alors, à priori, l'anecdote vient du fait qu'un jour un bateau avait de la farine à décharger et il aurait crevé quelques sacs. Résultat il a dut jeter la farine. Vrai ou pas ça tient la route. C'est donc des rues toutes blanches et une pluie de talc qui tombe sur la tête. La musique est là, les gens chante, crie, saute et sont heureux. La fête se poursuit jusqu'au lever du jour suivi d'un repos bien mérité.
Le mardi, jour de mardi gras, c'est le "coso" (défilé). Toutes sortes de troupes de musique, danses et chants défilent dans les rues au son des batucadas (Patrick clin d'oeil pour toi).
Puis le vendredi ça sent la fin avec l'enterrement de la sardine. Une grosse sardine sur un char défile dans les rues. Le cortège est suivi par les "veuves" habillées en noir. Elles pleurent car on va brûler la sardine ce qui signifie la fin de carnaval. C'est un théâtre excellent toujours au son des batucadas.
Le lendemain samedi c'est la grande "verbena" de clôture. On retrouve les gens déguisé à danser et à s'en mettre une bonne pour clôre cette super semaine.
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